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Le Père Antoine Adrien

Antoine Adrien était un homme d'une nature ardente, doué de multiples talents. Né aux Cayes en 1922, il est attiré par la vie religieuse et entre chez les Spiritains.


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Jubilé 150 ans du PSCSM - Honneur & Mérite: William Smarth, notre Yanyanm national...

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Le père William Smarth vient d'offrir un beau cadeau à l'Église d'Haïti. Son "Histoire de l'Église Catholique d'Haïti, 1492-2003" a été reçu chaleureusement par la population et acclamé par les médias lors de la vente-signature chez nous au Petit Séminaire Collège Saint Martial le jeudi 28 mai 2015 dernier. Préfacé par Laënec Hurbon et paru aux Éditions CIFOR, 2015, le livre du père William marque un tournant dans histoire d'Haïti. La présentation de l'auteur a été brillamment faite par le père Laurent Pierre, smm, recteur du CIFOR. En trois affirmations il a essayé de nous camper ce grand homme d'Haïti, de Cavaillon, de l'Église, des Spiritains, de tout le monde. William Smarth est, sans doute: citoyen haïtien, prêtre-serviteur, chercheur, professeur-écrivain... Notre Yanyanm national...

 

Histoire de l’Église Catholique d’Haïti, 1492-2003 

Père William SMARTH

28 mai 2015 - Vente-signature

Petit Séminaire St Martial

Présentation de l’auteur

 

Il me plait d’adresser, au nom du Centre Inter-Instituts de Formation Religieuse, le CIFOR, et en mon nom personnel, mes sincères félicitations au Père William SMARTH.

Le Journaliste italien Nicola Gori, dans son entretien avec Mgr Jean-Louis Bruguès, archiviste et bibliothécaire du Vatican, paru au no 34 de l’Osservatore Romano du 23 août 2012, souligne, dans son introduction : « Un peuple qui perd sa mémoire historique s’expose à une dangereuse amnésie et voit s’éloigner la possibilité de progresser vers l’avenir ». Il en résulte donc qu’aucun groupe, aucune institution ne saurait échapper à cette loi historique.

Aujourd’hui, l’insigne honneur nous est accordé, en cette date mémorable du 28 mai 2015 de la Vente-Signature, de vous présenter l’auteur, le Père William Smarth, pour le travail de bénédictin qu’il a réalisé dans la rédaction de cet ouvrage en deux volumes intitulé : « Histoire de l’Église Catholique d’Haïti, 1492-2003 ».

Avant de continuer la présentation, nous voulons attirer l’attention de l’auditoire sur deux points majeurs :

  1. D’abord, nous nous permettons de nous excuser auprès de vous tous et toutes, lecteurs et lectrices, pour certains défauts de correction, de typographie et d’informatique enregistrés dans les deux volumes. En conséquence, nous avions pris soin de les identifier et de les ranger dans une page à l’intérieur de l’ouvrage sous forme de signet.
  2. Ensuite, nous allons constater que cet ouvrage en deux volumes est publié aux Éditions CIFOR, dont c’est la toute première publication. Le CIFOR profite de cette occasion pour annoncer à ses lecteurs et à ses lectrices que le no 5 de sa Revue théologique « Bouske » va paraître bientôt, et le sera désormais aux Éditions CIFOR. En somme, les Éditions CIFOR se veulent un espace de recherche, de formation, d’accompagnement et d’évangélisation au service de l’Église et du peuple haïtien.

Notre présentation de l’auteur se veut pour objectifs de mettre en relief certains traits marquants et certains faits saillants de l’histoire de sa vie. À cet effet, nous nous limiterons à ces trois aspects :

  1. William Smarth, citoyen haïtien
  2. William Smarth, prêtre-serviteur
  3. William Smarth, chercheur, professeur-écrivain.

 

1.- William Smarth, citoyen haïtien

Né à Cavaillon sous le gouvernement de Sténio Vincent (1930-1941), William a vécu la première tranche d’histoire de sa vie d’abord, dans son village natal et ensuite aux Cayes. Citoyen haïtien convaincu, William est sans nul doute le produit de son temps. La période des années trente (1930) fut marquée par des leaders célèbres et des événements importants qui ont assurément influencé et façonné sa conscience citoyenne durant les premières années de son existence.

Pour situer la naissance de l’auteur dans le contexte sociopolitique haïtien, l’histoire d’Haïti nous rapporte que le président Vincent, appelé le Libérateur de la Patrie, fut celui qui, grâce à son patriotisme et à sa capacité de leadership, a entrepris différentes démarches auprès de l’establishment des États-Unis et y a conclu plusieurs accords, en vue de libérer Haïti de l’Occupation américaine, le 15 août 1934.

Dans un contexte socio-ecclésial, William est né sous le Pontificat de Pie XI (1922-1939), à une époque où Pie XI tente de développer une active pastorale du laïcat qui est l’une des caractéristiques de son pontificat. Cette pastorale consistait à instaurer une nouvelle chrétienté dans l’Église. L’importance attachée à l’apostolat des laïcs dans son Encyclique Ubi arcano ( Là où il y a du secret « caché ») définissait l’Action Catholique comme la participation des laïcs à l’apostolat hiérarchique et allait donner naissance à divers mouvements : JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) en 1927, JEC (Jeunesse Étudiante Chrétienne) en 1930, JIC (Jeunesse Indépendante Chrétienne) en 1930, LOC (Ligue Ouvrière Catholique) en 1935, qui devint Mouvement Populaire des Familles, MPF, en 1939, et devint Mouvement de Libération du Peuple à vocation politique (MLP) en 1950.

Les retombées de la Lettre apostolique du pape Benoit XV, Maximum illud (Cela est très Grand),  le 30 novembre 1919, insistant sur la nécessité d’établir des épiscopats autochtones, amenèrent le Pape Pie XI à ordonner, le 26 octobre 1926, en la Basilique de Saint-Pierre de Rome, les six premiers évêques chinois.

En 1931, parut l’encyclique Quadragesimo anno de Pie XI, qui entendit commémorer le quarantième anniversaire de l’Encyclique Rerum novarum de Léon XIII (1891) sur la question sociale.

En somme, tous ces événements historiques ont, dès son jeune âge, contribué à profiler et graver la mémoire consciente de William Smarth ; en grandissant, il deviendra un citoyen aimant sa patrie et sa terre.

William, citoyen haïtien, aime beaucoup Haïti, cette terre que nos ancêtres nous ont léguée. Issu d’un village verdoyant et attrayant, William est passionné de la nature et de la végétation haïtienne. Il aime déguster nos produits locaux, les mangues, les pistaches, le maïs boucané, et tant d’autres produits savoureux offerts par notre terre. Passionné de la nature, il s’intéresse à l’agriculture et à la floriculture. Sa passion de la nature suscite en lui, un sourire, une patience, une gentillesse, une simplicité qu’il sait communiquer aux autres. Par son sens d’altérité il a le souci de la personne humaine et un sens profond de la reconnaissance. Témoin de son temps, il est un homme aux idées novatrices. Dynamique, il n’aime pas le statu quo. Homme courageux et libre, il s’engage dans les réalités pour un changement en profondeur dans la vie haïtienne et dans celle de nos institutions. Il aime et souhaite le changement, quand celui-ci s’avère nécessaire. Partisan de la vérité, il allie le discours et l’action. Il n’a pas peur de dire la vérité et est capable de dénoncer de toutes ses forces les barrières qui nuisent au développement de la vie. Il espère voir le pays connaître des jours meilleurs. Humaniste et chrétien, il côtoie les humbles et les pauvres, et souventes fois il agit en fonction de leurs besoins. S’identifiant aux problèmes des gens et du pays, nous pourrions dire : « Lè peyi a gen pwoblè m, William gen pwoblè m tou ». Bref, il porte la mémoire d’un peuple en marche.

 

2.- William, prêtre-serviteur

Prêtre du diocèse des Cayes, il a débuté son ministère dans la ville des Cayes, et est devenu ensuite collaborateur des prêtres spiritains à Port-au-Prince, avant et après l’exil. Durant son exil, Père William a travaillé à Brooklyn (New York, USA) avec les réfugiés haïtiens dont il partageait le quotidien. Homme de foi, il est un symbole du courage et de la persévérance. Fort de sa foi, il cherche à la témoigner dans sa vie ordinaire et surtout dans les moments difficiles. Dès les débuts de son ministère de prêtre, il s’adonne à un travail passionnant avec un groupe de prêtres pour la mise en application du Concile Vatican II.

Soulignons aussi que William figure sur la liste des premiers prêtres ordonnés dès la réception du Concile Vatican II. Celui-ci qui insistait sur un thème nouveau a donné à Père William la joie de chercher et d’approfondir sa réflexion sur un Dieu vivant qui accompagne l’homme dans son histoire.

Malgré son exil, il reste un homme de foi, fidèle à l’Église et continue à vivre de sa foi tout en étant capable de faire face aux intempéries. Il ne cesse d’annoncer l’amour du Christ et rappelle encore les exigences évangéliques. Il lutte ardemment contre les forces de mort, celles qui blessent et entravent la vie de ses concitoyens, notamment, les pauvres, les sans-emplois, les sans-abris, les situations d’exploitation et d’injustice, les abandonnés de l’histoire.

Avec la fin de la dictature des Duvalier, Père William croyait entrer dans une nouvelle ère qui engagerait le peuple haïtien dans l’apprentissage de la démocratie et du respect des droits humains. Mais, il a vite remarqué que ce chemin est long et difficile.

Soucieux de l’évangélisation et de la croissance de l’Église d’Haïti, il se montre passionné pour l’annonce de la vérité. Il aime participer aux événements d’Église qui favorisent l’unité et l’engagement concret au milieu de notre peuple. Il vit avec joie la promotion du clergé haïtien, fait marquant de l’histoire de l’Église d’Haïti.

Prêtre ouvert aux autres confessions religieuses, il encourage, dans le dialogue, des initiatives à caractère œcuménique et interreligieux. Il reste un homme simple qui cherche à être présent au cœur de la société haïtienne, agissant dans des circonstances historiques pour le bien de l’Église et pour le respect de la dignité de l’homme haïtien. Devant des difficultés qu’a connues notre Église, il se dépense sans compter, posant, dans un esprit de dialogue et d’ouverture, des actes qui visent à clarifier et à rétablir un climat de confiance et de solidarité.

 

3.- William, chercheur, professeur-écrivain

Géant de la pensée, rangé parmi les chercheurs de Dieu par milliers, le Père William a fait ses études théologiques à l’Université Grégorienne de Rome et les y a complétées par une thèse de doctorat en droit canon. Après quelques années de pastorale en Haïti, il a écrit une thèse de doctorat en théologie à l’Académie Alphonsienne de Rome.

Théologien et Canoniste de formation, il a enseigné au Grand Séminaire avant son exil. Passionné de notre langue maternelle, il impose le créole dans ses écrits et dans ses travaux de recherches scientifiques. Esprit universel, il se passionne quasiment pour toutes les disciplines. Aujourd’hui, il enseigne dans des domaines divers du cursus théologique, tels que : la Théologie systématique, la Théologie morale, les Enseignements sociaux de l’Église, l’Histoire de l’Église d’Haïti et de l’Amérique latine, etc., au CIFOR (Centre Inter-Instituts de Formation Religieuse) dès sa création en 1998 par les Supérieurs majeurs des Instituts et des Société de Vie apostolique de la Conférence Haïtienne des Religieux (CHR), et à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines (FLESH) ) créée en 2012 par l’Université Notre-Dame d’Haïti. Le but principal de ses cours et de ses recherches est de vouloir dire comme Saint Paul aux Éphésiens: « Enseigner aux nations l’insondable richesse du Christ » (Ep 3,8).

Dans son enseignement, il se soucie fort bien des notions inculquées aux étudiants et aux étudiantes, et de la qualité de leur réceptivité. Il n’encourage pas la médiocrité et se réjouit des travaux intellectuels bien rédigés. Passionné d’histoire, il s’adonne aux recherches des écrits qui concernent l’Histoire d’Haïti et l’Histoire de l’Église Catholique d’Haïti. William a publié plusieurs articles relatifs à l’Histoire de l’Église Catholique d’Haïti, du Vodou, etc. Bien qu’il ait plusieurs cordes à son arc, il reste un théologien cherchant à vivre le message annoncé ; il reste proche de ceux qui souffrent et des pauvres.

À deux ans et quelques mois de son Jubilé de Diamant, théologien au vaste rayonnement, Père Smarth nous délivre une œuvre considérable, dans son souci constant de faire accéder l’intelligence de l’homme aux vérités de la foi à l’instar de St Anselme de Cantorbéry : « comprendre ce que l’on croit ». Historien de fait et non de formation, sans revendiquer le titre ni la compétence d’un historien, l’auteur propose aux lecteurs et aux lectrices, ce chef-d’œuvre d’histoire qui restera dans les annales de l’Église d’Haïti et du peuple haïtien. « Verba volant, scripta manent ».

Que ce chef-d’œuvre demeure un ouvrage de mémoire pour tout le peuple haïtien et pour tous les amis d’Haïti, sans distinction de classe, de race et de confession, et qu’il devienne un outil de travail et de recherches, non seulement pour notre formation à l’Histoire d’Haïti, mais également à l’Histoire de l’Église Catholique d’Haïti.

 

Père Laurent E. Pierre smm

Recteur du CIFOR

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Pour aller plus loin, nous vous invitons aussi à consulter:

1- Le reportage de TV/Radio Kiskeya

https://www.youtube.com/watch?v=EhyGSnB1zpQ

2- Le reportage du journal "Le Nouvelliste"

http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/145631/Histoire-de-lEglise-catholique-en-Haiti

 

 


Source : Saint-Martial Date : 04/06/2015