Forum sur l'environnement en Haïti

  • 3 May, 2026
  • admin

Le vendredi 25 avril 2026, le Petit Séminaire Collège Saint-Martial a marqué son engagement civique lors du Forum sur l’Environnement au siège de l’UNESCO en Haïti, où les éleves Wildy Dalembert et Leïté Bernard ont représenté le PSCSM face aux défis écologiques nationaux. Sous la direction d'Arnold Antonin, l'événement a mis en lumière le « Manifeste pour l’Environnement et le Bien Commun en Haïti », un texte soutenu par d'illustres figures telles que Frankétienne, BIC et Gary Victor, visant à susciter une prise de conscience collective contre la déforestation et la vulnérabilité climatique. Au-delà des signatures, ce forum a été un espace d'échanges riches appelant à une « insurrection contre la résignation » et à une action durable pour restaurer la dignité et le contrat social entre les Haïtiens et leur terre.

ENGAGEMENT CIVIQUE  •  ENVIRONNEMENT

Vers un Haïti plus vert :

Le Petit Séminaire Collège Saint-Martial au Forum sur l'Environnement

25 avril 2026,  UNESCO Haïti

Le vendredi 25 avril 2026, le Petit Séminaire Collège Saint-Martial a affirmé sa présence et son engagement civique lors du Forum sur l'Environnement organisé au siège social de l'UNESCO en Haïti. Deux de ses étudiants, Wildy Dalembert et Leïté Bernard, y représentaient fièrement leur établissement, portant avec eux la voix d'une jeunesse consciente des défis qui pèsent sur leur pays et sur leur avenir.

Placé sous la direction du cinéaste Arnold Antonin, figure incontournable de la culture haïtienne, cet événement avait pour pièce maîtresse la présentation du Manifeste pour l'Environnement et le Bien Commun en Haïti, un texte de haute réflexion collective, fruit d'un long travail intellectuel et militant sur la réalité environnementale du pays.

Un manifeste porté par les plus grandes voix du pays

Ce manifeste n'est pas un document ordinaire. Il porte déjà les signatures de figures intellectuelles et artistiques majeures d'Haïti, dont le regretté écrivain et peintre Frankétienne, monument de la littérature haïtienne récemment disparu, le compositeur et musicien BIC, le sociologue Luc Smarth, l'enseignant Roody Edmé, l'écrivain Gary Victor, et bien d'autres voix engagées. Autant de noms qui confèrent au manifeste une légitimité morale et intellectuelle indéniable.

Lors du forum, de nouveaux signataires ont rejoint ce mouvement, élargissant ainsi le cercle de ceux qui s'engagent publiquement pour la défense de l'environnement haïtien et du bien commun.

Des échanges riches, une conscience collective en éveil

Au-delà des signatures, c'est la qualité des échanges qui a marqué cette journée. Les dialogues entre le public et les conférenciers ont été d'une richesse remarquable. Les débats ouverts ont permis à chaque participant, étudiant, intellectuel, citoyen d'apporter ses commentaires, ses propositions et ses perspectives sur les programmes que le comité du manifeste entend déployer dans le cadre de sa mission.

Car l'enjeu est immense : ancrer durablement dans les consciences et dans les pratiques un regard neuf et soutenu sur un environnement qui se détériore à un rythme alarmant. Face à la déforestation, à la dégradation des sols, à la vulnérabilité climatique croissante d'Haïti, ce manifeste se veut un appel à l'action autant qu'une déclaration de principes.

Un appel à l'insurrection contre la résignation

Le texte du manifeste exprime avec une force particulière ce qui en constitue l'âme profonde. Il appelle chaque Haïtien à s'élever contre la résignation :

« Nous devons devenir un mouvement porteur des valeurs les plus hautes. Nous devons nous insurger contre la fatalité, le désespoir et le sentiment d'impuissance ou d'abandon devant la pauvreté et la misère. »

Ces mots résonnent avec une urgence particulière dans le contexte haïtien actuel. Ils rappellent que la lutte pour l'environnement n'est pas séparable de la lutte pour la dignité, pour la justice sociale, et pour la reconstruction d'un contrat collectif entre les Haïtiens et leur terre.

La présence du Petit Séminaire Collège Saint-Martial à ce forum illustre précisément cet esprit : former des jeunes non seulement instruits, mais engagés capables de prendre leur place dans les grands débats qui façonneront l'avenir d'Haïti.

Le chemin est long, mais des voix s'élèvent. Et parmi elles, celles de la jeunesse.